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Doigt à ressaut

Pathologies > Pathologie de la Main

Le doigt à ressaut (ou trigger finger) correspond le plus souvent à une ténosynovite sténosante : le tendon fléchisseur “accroche” en passant sous une poulie au niveau de la base du doigt (souvent la poulie A1). Résultat : le doigt est douloureux, claque, se bloque, ou “saute” quand on le plie/déplie. L’évolution est variable, mais la prise en charge est généralement très efficace.

Symptômes fréquents

  • Sensation de ressaut (“clac”) lors de la flexion/extension
  • Blocage intermittent, parfois nécessité d’aider le doigt avec l’autre main.
  • Douleur et/ou sensibilité à la base du doigt, côté paume
  • Raideur matinale : souvent pire au réveil puis s’améliore en journée
  • Parfois un petit « nodule ou kyste » palpable à la paume (sur le trajet du tendon)

Doigts souvent concernés : annulaire, pouce, majeur (mais tous peuvent être touchés).

Quand consulter ?

  • Si le ou les doigts se bloquent régulièrement ou reste bloqués en flexion
  • Si la douleur lors de la flexion du doigt devient importante ou gêne la vie quotidienne, le travail / le sport
  • Si la gêne dure plusieurs semaines malgré repos et adaptation avec impossibilité à replier complètement le doigt.

Diagnostic

Le diagnostic est clinique : l’histoire (ressaut, blocage, raideur matinale) + l’examen (douleur à la base du doigt, ressaut provoqué, nodule) suffisent dans la majorité des cas.

On demande rarement des examens complémentaires, sauf si l’histoire n’est pas typique ou s’il faut éliminer une autre cause (arthrose, atteinte tendineuse, etc.).

La pathologie est plus fréquentes chez les diabétiques où elle touche souvent plusieurs doigts

Prise en charge

Le choix dépend de la sévérité (simple ressaut vs blocage), de la durée d’évolution, du doigt atteint et du contexte (diabète, travail manuel, récidive…).

1) Mesures simples (formes légères / débutantes)

  • Repos relatif (pas immobilisation totale), parfois glace/anti-inflammatoires si compatibles
  • Attelle (peut parfois aider, souvent la nuit, parfois en extension)
  • Exercices doux / kinésithérapie si raideur aou incapacité à étendre complètement le doigt

2) Infiltration (corticoïde)

Souvent très utile pour réduire l’inflammation et permettre au tendon de glisser à nouveau.

  • Avantages : rapide, peu invasif, souvent efficace
  • Limites : l’efficacité peut être moindre en cas de diabète, de blocage très ancien, ou de récidive ; une 2ème injection peut parfois se discuter selon le cas

3) Chirurgie (si échec ou formes sévères)

Indiquée si :

  • blocage important ou récidivant,
  • symptômes persistants malgré traitement conservateur/infiltration,
  • Perte de l’extension/flexion complète du doigt

Le principe est de libérer la poulie qui coince le tendon (généralement A1), par une petite incision. Les résultats sont habituellement excellents mais il existe un risque faible mais réel de complications (douleur cicatricielle, raideur transitoire, infection, atteinte nerveuse rare…).

Suites et récupération

  • Après infiltration : effet parfois rapide, quelques jours à 2–3 semaines
  • Après chirurgie : mobilisation généralement précoce, pansement court ; la gêne cicatricielle peut durer un peu, et la récupération complète dépend du doigt, de la raideur initiale et de l’activité (travail manuel vs bureau). Une kinésithérapie peut être envisagée

 

5 questions – réponses (FAQ)

1) Est-ce que le doigt à ressaut peut disparaître tout seul ?

Oui, surtout au début, avec adaptation des gestes, repos, anti-inflammatoires. Mais si ça dure ou si le doigt bloque, il vaut mieux consulter : plus on attend avec un blocage installé, plus la raideur peut s'installer.

2) Pourquoi ça arrive ? Est-ce que j'ai "abîmé" mon tendon ?

Ce n'est pas un tendon "usé" au sens strict. C'est surtout un problème de conflit de glissement (inflammation/épaississement local) entre tendon et poulie. Certains contextes favorisent (gestes répétitifs, diabète…), mais ça peut aussi survenir sans cause évidente.

3) L'infiltration est-elle douloureuse et est-ce dangereux ?

C'est généralement bien toléré et rapide. Les effets indésirables sont le plus souvent mineurs (douleur transitoire, petit hématome). On adapte toujours au contexte médical (diabète, traitements anticoagulants, etc.).

4) Est-ce que ça peut revenir après une infiltration ?

Oui. Beaucoup de patients sont soulagés durablement, mais une récidive est possible, souvent après quelques mois. Selon l'évolution, on discute d'une nouvelle infiltration ou d'une chirurgie.

5) La chirurgie règle-t-elle définitivement le problème ?

Très souvent oui pour le doigt traité, avec un excellent taux de succès. Une récidive sur le même doigt est rare, mais d'autres doigts peuvent parfois être concernés plus tard.

CONSULTATIONS

Le Dr Lumens consulte à Bruxelles, Lasne et Waterloo, les interventions chirurgicales ont lieux à l’hôpital Delta (Auderghem) et à la Clinique St-Anne St-Rémi (Anderlecht).

Hôpital Delta (CHIREC)

Bd du Triomphe 201
1160 Bruxelles
T. +32 2 434 81 08 Prendre rendez-vous ?

Centre Médical CLINI-X (Waterloo)

134 chaussée de Bruxelles
1410 Waterloo
T. +32 2 899 55 40 Prendre rendez-vous ?

Clinique Ste-Anne St-Rémi (CHIREC)

Bd Jules Graindor, 66
1070 Bruxelles
T. +32 2 434 37 66 Prendre rendez-vous ?