Le doigt à ressaut (ou trigger finger) correspond le plus souvent à une ténosynovite sténosante : le tendon fléchisseur “accroche” en passant sous une poulie au niveau de la base du doigt (souvent la poulie A1). Résultat : le doigt est douloureux, claque, se bloque, ou “saute” quand on le plie/déplie. L’évolution est variable, mais la prise en charge est généralement très efficace.

Doigts souvent concernés : annulaire, pouce, majeur (mais tous peuvent être touchés).
Le diagnostic est clinique : l’histoire (ressaut, blocage, raideur matinale) + l’examen (douleur à la base du doigt, ressaut provoqué, nodule) suffisent dans la majorité des cas.
On demande rarement des examens complémentaires, sauf si l’histoire n’est pas typique ou s’il faut éliminer une autre cause (arthrose, atteinte tendineuse, etc.).
La pathologie est plus fréquentes chez les diabétiques où elle touche souvent plusieurs doigts
Le choix dépend de la sévérité (simple ressaut vs blocage), de la durée d’évolution, du doigt atteint et du contexte (diabète, travail manuel, récidive…).
1) Mesures simples (formes légères / débutantes)
2) Infiltration (corticoïde)
Souvent très utile pour réduire l’inflammation et permettre au tendon de glisser à nouveau.
3) Chirurgie (si échec ou formes sévères)
Indiquée si :
Le principe est de libérer la poulie qui coince le tendon (généralement A1), par une petite incision. Les résultats sont habituellement excellents mais il existe un risque faible mais réel de complications (douleur cicatricielle, raideur transitoire, infection, atteinte nerveuse rare…).

Oui, surtout au début, avec adaptation des gestes, repos, anti-inflammatoires. Mais si ça dure ou si le doigt bloque, il vaut mieux consulter : plus on attend avec un blocage installé, plus la raideur peut s'installer.
Ce n'est pas un tendon "usé" au sens strict. C'est surtout un problème de conflit de glissement (inflammation/épaississement local) entre tendon et poulie. Certains contextes favorisent (gestes répétitifs, diabète…), mais ça peut aussi survenir sans cause évidente.
C'est généralement bien toléré et rapide. Les effets indésirables sont le plus souvent mineurs (douleur transitoire, petit hématome). On adapte toujours au contexte médical (diabète, traitements anticoagulants, etc.).
Oui. Beaucoup de patients sont soulagés durablement, mais une récidive est possible, souvent après quelques mois. Selon l'évolution, on discute d'une nouvelle infiltration ou d'une chirurgie.
Très souvent oui pour le doigt traité, avec un excellent taux de succès. Une récidive sur le même doigt est rare, mais d'autres doigts peuvent parfois être concernés plus tard.
Le Dr Lumens consulte à Bruxelles, Lasne et Waterloo, les interventions chirurgicales ont lieux à l’hôpital Delta (Auderghem) et à la Clinique St-Anne St-Rémi (Anderlecht).