Prise de rendez-vous ou information
PRISE DE RENDEZ-VOUS CONTACT
Urgence main
Service de gardes

Rhizarthrose

Pathologies > Pathologie de la Main

La rhizarthrose correspond à l’arthrose de l’articulation trapézométacarpienne, à la base du pouce. C’est une petite articulation… mais essentielle : dès qu’elle fait mal, tout devient compliqué (ouvrir un bocal, tourner une clé, écrire, porter, pincer, bricoler).

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une prise en charge très efficace, par étapes et quand le traitement médical ne suffit plus, la chirurgie (remplacement de l’articulation par une prothèse trapézométacarpienne) offre de bons résultats chez des patients bien sélectionnés

 

 

Symptômes fréquents

  • Douleur à la base du pouce (bord radial), souvent mécanique (à l’effort) puis parfois au repos
  • Diminution de force de pince (pouce–index) et de préhension
  • Gêne dans des activités de la vie quotidiennepour : ouvrir/fermer, tourner, essorer, bricoler, porter, écrire, pincer, couper, …
  • Parfois craquements (crépitations) et déformation progressive (pouce qui “rentre” vers la paume), avec compensation possible par hyperextension de l’articulation métacartpo-phalangienne (MCP).  

Quand consulter ?

  • Si la douleur dure malgré l’adaptation des activités et/ou une attelle
  • Si la perte de force gêne le travail, le sport ou les gestes du quotidien
  • Si les crises deviennent plus fréquentes, plus longues, ou si l’amplitude diminue
  • Si une infiltration n’apporte qu’un soulagement bref ou incomplet

Diagnostic

Le diagnostic est avant tout clinique (localisation de la douleur, tests de provocation, évaluation de la force et de la stabilité). Une radiographie confirme l’arthrose, aide à évaluer le stade et à discuter la stratégie (conservatrice vs chirurgie, et type de chirurgie).

Prise en charge (traitement “par paliers”)

1) Traitements non chirurgicaux

Objectif : calmer l’inflammation, protéger l’articulation, récupérer de la fonction.

  • Attelle (sur mesure, souvent courte, centrée sur la base du pouce) lors des activités et/ou la nuit
  • Antalgiques/anti-inflammatoires (selon le contexte médical), parfois localement.
  • Kinésithérapie/ergothérapie : éducation gestuelle, renforcement ciblé, stratégies de protection articulaire
  • Infiltration (corticoïdes) : peut soulager une poussée et “gagner du temps”, avec une efficacité variable et parfois temporaire.

2) Quand envisager la chirurgie ?

On y pense quand la douleur et la gêne sont quotidiennes et persistent malgré un traitement conservateur bien conduit. C’est typiquement une chirurgie de qualité de vie : l’objectif principal est le soulagement durable de la douleur, avec amélioration de la force et de la fonction, reprise du travail manuel et des activités sportives.

3) Les options chirurgicales

Il existe plusieurs techniques. Le choix dépend du stade, de l’état des articulations voisines, de l’activité (travail manuel lourd ou non), et des objectifs (force, mobilité, vitesse de récupération).

A) Le traitement « historique » par trapeziectomie (avec ou sans suspension/ligamentoplastie/interposition)

  • On retire le trapèze pour supprimer le contact os-os douloureux.
  • Technique éprouvée, résultats généralement très fiables à long terme, au prix d’une récupération parfois plus progressive.

B) Arthroplastie trapézométacarpienne par prothèse (remplacement articulaire)
C’est le point fort “moderne” de la prise en charge : remplacer l’articulation TMC par un implant (prothèse).

  • Objectifs : soulager la douleur tout en préservant la hauteur de la colonne du pouce, la mobilité, et souvent permettre une récupération fonctionnelle plus rapide chez des patients bien sélectionnés.

À qui s’adresse le plus souvent une prothèse TMC ?
Sans faire de règles “rigides”, c’est une option particulièrement intéressante quand :

  • l’arthrose est centrée sur la TMC (souvent stades intermédiaires),
  • l’anatomie et l’os permettent une fixation fiable,
  • on vise une récupération fonctionnelle rapide et une bonne mobilité,

Suites et récupération

Quel que soit le geste, il faut compter sur une période d’immobilisation relative (+/- 2 semaines), puis une rééducation (souplesse, cicatrice, force de pince). Après trapeziectomie, la récupération est progressive  sur plusieurs semaines - mois
Après prothèse, la récupération peut être plus précoce chez certains patients, mais elle reste structurée et dépend de la stabilité, de la douleur et du programme de rééducation.

 

5 questions – réponses (FAQ)

1) Est-ce que la rhizarthrose “se voit” toujours à la radio ?

Souvent oui, mais l’intensité des douleurs ne correspond pas toujours parfaitement à l’image. La décision se fait sur la gêne réelle + l’examen + la radio.

2) L’attelle, c’est juste pour “supporter” ou ça traite vraiment ?

Ça traite : elle diminue les contraintes sur la TMC, réduit la douleur et permet souvent de reprendre des activités avec moins de crise.

3) Quand faut-il envisager une opération ?

Quand la douleur et la perte de fonction persistent malgré un traitement conservateur bien mené (attelle, adaptations, rééducation, éventuellement infiltration). Quand la douleur empêche la poursuites des activités de loisir/hobby.

4) Prothèse trapézométacarpienne ou trapeziectomie : comment choisir ?

En simplifiant :

  • Prothèse : potentiel de récupération fonctionnelle rapide et bonne mobilité, mais risques d’implant comme pour toute arthroplastie et parfois de reprises. La prothèse peut s’envisager chez des patients plus « jeunes »
  • Trapeziectomie : récupération souvent plus progressive, mais technique très robuste avec moins de complications liées à un implant. Mais risque de « déformation » de la colonne du pouce.
  • Le bon choix dépend de ton profil, de l’anatomie, des articulations voisines et de tes objectifs, de l’âge.

 

5) Si une prothèse a un problème, que se passe-t-il ?

C’est justement un point clé à expliquer : en cas de complication ou d’usure, on peut discuter une réintervention. Selon la situation, une conversion vers une autre solution (dont la trapeziectomie) peut faire partie de l’arsenal.

CONSULTATIONS

Le Dr Lumens consulte à Bruxelles, Lasne et Waterloo, les interventions chirurgicales ont lieux à l’hôpital Delta (Auderghem) et à la Clinique St-Anne St-Rémi (Anderlecht).

Hôpital Delta (CHIREC)

Bd du Triomphe 201
1160 Bruxelles
T. +32 2 434 81 08 Prendre rendez-vous ?

Centre Médical CLINI-X (Waterloo)

134 chaussée de Bruxelles
1410 Waterloo
T. +32 2 899 55 40 Prendre rendez-vous ?

Clinique Ste-Anne St-Rémi (CHIREC)

Bd Jules Graindor, 66
1070 Bruxelles
T. +32 2 434 37 66 Prendre rendez-vous ?