La rhizarthrose correspond à l’arthrose de l’articulation trapézométacarpienne, à la base du pouce. C’est une petite articulation… mais essentielle : dès qu’elle fait mal, tout devient compliqué (ouvrir un bocal, tourner une clé, écrire, porter, pincer, bricoler).
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une prise en charge très efficace, par étapes et quand le traitement médical ne suffit plus, la chirurgie (remplacement de l’articulation par une prothèse trapézométacarpienne) offre de bons résultats chez des patients bien sélectionnés

Le diagnostic est avant tout clinique (localisation de la douleur, tests de provocation, évaluation de la force et de la stabilité). Une radiographie confirme l’arthrose, aide à évaluer le stade et à discuter la stratégie (conservatrice vs chirurgie, et type de chirurgie).
1) Traitements non chirurgicaux
Objectif : calmer l’inflammation, protéger l’articulation, récupérer de la fonction.
2) Quand envisager la chirurgie ?
On y pense quand la douleur et la gêne sont quotidiennes et persistent malgré un traitement conservateur bien conduit. C’est typiquement une chirurgie de qualité de vie : l’objectif principal est le soulagement durable de la douleur, avec amélioration de la force et de la fonction, reprise du travail manuel et des activités sportives.
3) Les options chirurgicales
Il existe plusieurs techniques. Le choix dépend du stade, de l’état des articulations voisines, de l’activité (travail manuel lourd ou non), et des objectifs (force, mobilité, vitesse de récupération).
A) Le traitement « historique » par trapeziectomie (avec ou sans suspension/ligamentoplastie/interposition)
B) Arthroplastie trapézométacarpienne par prothèse (remplacement articulaire)
C’est le point fort “moderne” de la prise en charge : remplacer l’articulation TMC par un implant (prothèse).
À qui s’adresse le plus souvent une prothèse TMC ?
Sans faire de règles “rigides”, c’est une option particulièrement intéressante quand :
Quel que soit le geste, il faut compter sur une période d’immobilisation relative (+/- 2 semaines), puis une rééducation (souplesse, cicatrice, force de pince). Après trapeziectomie, la récupération est progressive sur plusieurs semaines - mois
Après prothèse, la récupération peut être plus précoce chez certains patients, mais elle reste structurée et dépend de la stabilité, de la douleur et du programme de rééducation.
Souvent oui, mais l’intensité des douleurs ne correspond pas toujours parfaitement à l’image. La décision se fait sur la gêne réelle + l’examen + la radio.
Ça traite : elle diminue les contraintes sur la TMC, réduit la douleur et permet souvent de reprendre des activités avec moins de crise.
Quand la douleur et la perte de fonction persistent malgré un traitement conservateur bien mené (attelle, adaptations, rééducation, éventuellement infiltration). Quand la douleur empêche la poursuites des activités de loisir/hobby.
En simplifiant :
C’est justement un point clé à expliquer : en cas de complication ou d’usure, on peut discuter une réintervention. Selon la situation, une conversion vers une autre solution (dont la trapeziectomie) peut faire partie de l’arsenal.
Le Dr Lumens consulte à Bruxelles, Lasne et Waterloo, les interventions chirurgicales ont lieux à l’hôpital Delta (Auderghem) et à la Clinique St-Anne St-Rémi (Anderlecht).