Kyste arthrosynovial
Le kyste arthrosynovial est une petite poche remplie de liquide, qui provient en général de l’articulation du poignet ou de la gaine d’un tendon.
Il est bénin, fréquent, et se situe le plus souvent sur le dos du poignet (forme la plus courante) ou un peu plus rarement sur la face palmaire (côté paume).
Sa taille peut varier au fil des semaines : il peut diminuer, réapparaître ou changer de volume.

Symptômes
- Petite boule au poignet, parfois plus visible à l’effort ou en extension
- Gêne esthétique ou sensation de tension
- Douleur possible à l’appui, au port de charge, ou lors de certains mouvements
- Raideur ou gêne de mobilité dans certains cas
- Plus rarement : picotements/irradiations si le kyste irrite une structure voisine (surtout sur la face palmaire)
Quand consulter en urgence ?
Ce n’est pas une urgence, mais il est préférable de consulter rapidement surtout si un autre diagnostic doit être envisagé:
- la zone devient rouge, très chaude, très douloureuse, avec fièvre (rare → évoquer infection/inflammation importante)
- apparition après un traumatisme avec douleur intense et limitation majeure (penser à entorse/fracture associée)
- engourdissements importants, perte de sensibilité ou faiblesse (compression/irritation)
- masse dure, fixe, qui grossit rapidement, ou douleur nocturne inhabituelle (atypique → avis spécialisé)
Diagnostic
Examen clinique
Le diagnostic est souvent clinique :
- localisation typique, aspect arrondi, consistance plus ou moins ferme
- douleur provoquée à certains mouvements / à la pression
Imagerie
- Échographie : examen simple et très utile pour confirmer qu’il s’agit d’un kyste liquidien, mesurer sa taille et préciser ses rapports et son origine
- IRM : réservée aux cas atypiques, aux douleurs inexpliquées, à une localisation complexe, ou en préopératoire si nécessaire
- Radiographie parfois réalisée si on suspecte une pathologie articulaire associée (arthrose, séquelle de traumatisme)
Prise en charge
1) Surveillance et mesures simples
Quand le kyste est peu douloureux :
- surveillance (beaucoup de kystes restent stables ou diminuent)
- éventuellement attelle (la nuit) de courte durée surtout si poussée douloureuse
- antalgiques/anti-inflammatoires si indiqué
2) Ponction (aspiration)
Une ponction peut être proposée surtout si le kyste est gênant et accessible.
- Avantage : geste simple, amélioration parfois rapide
- Limite : récidive fréquente, car la “porte d’entrée” (communication avec l’articulation) peut persister
- Selon les cas, une infiltration peut être discutée, mais l’intérêt varie et n’empêche pas toujours la récidive.
- Une infiltration (corticoïdes) peut être envisagée
3) Traitement chirurgical
En cas de douleur persistante, gêne fonctionnelle importante, récidives, ou demande motivée :
- ablation du kyste avec traitement de sa base (pédicule/zone de communication)
- technique ouverte ou arthroscopique selon la localisation et l’indication
Même après chirurgie, un risque de récidive existe (15-20%), mais il est généralement plus faible qu’après ponction.
En cas d’absence de douleur, la chirurgie ne doit pas être envisagée dans un premier temps, une disparition spontanée du kyste est toujours possible
4) Suites et rééducation
- pansement et protection temporaire
- reprise progressive des activités
- rééducation si raideur ou douleur résiduelle
7 questions – réponses (FAQ)
1) Est-ce que c’est grave ?
Non : le kyste arthrosynovial est bénin et très fréquent. En cas d’aspect atypique, l’imagerie (souvent échographie) permet de confirmer.
2) Pourquoi le kyste change de taille ?
Parce que le liquide peut s’accumuler puis partiellement se résorber selon l’activité, l’inflammation locale et la pression dans l’articulation.
3) Est-ce que je peux “le percer” moi-même ?
Non. Le percer ou le frapper expose à des complications (douleur, infection, atteinte des structures voisines) et ne règle pas la cause.
4) Est-ce qu’il peut disparaître spontanément ?
Oui, c’est tout à fait possible. Une surveillance simple est souvent raisonnable si la gêne est limitée.
5) La ponction est-elle douloureuse et est-ce que ça marche ?
Le geste est généralement bien toléré. Cela peut améliorer la gêne, mais la récidive est fréquente.
6) Quand conseille-t-on l’opération ?
Quand il y a une douleur persistante, une gêne fonctionnelle (appui, travail, sport), des récidives après ponction, ou une demande motivée après discussion des bénéfices/risques.
7) Après chirurgie, combien de temps pour récupérer ?
Cela dépend du type de kyste, de la technique et de l’activité. En général, la reprise se fait progressivement sur quelques semaines, avec un retour plus rapide pour les activités légères et plus tardif pour les appuis/charges importantes.
CONSULTATIONS
Le Dr Lumens consulte à Bruxelles, Lasne et Waterloo, les interventions chirurgicales ont lieux à l’hôpital Delta (Auderghem) et à la Clinique St-Anne St-Rémi (Anderlecht).
Centre Médical CLINI-X (Waterloo)
134 chaussée de Bruxelles
1410 Waterloo
T. +32 2 899 55 40
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Clinique Ste-Anne St-Rémi (CHIREC)
Bd Jules Graindor, 66
1070 Bruxelles
T. +32 2 434 37 66
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